La recherche et l’enseignement supérieur

Les universités et instituts d’enseignement supérieur au Mozambique sont en plein essor : ils sont passés de 10 000 à 150 000 étudiants en moins de 20 ans et on compte aujourd’hui 49 établissements d’enseignement supérieur dont 31 privés. Il existe un réel besoin de formation des enseignants universitaires, de soutien à la création de Masters, afin d’améliorer et diversifier l’offre de formation, et de renforcement des capacités de recherche.

Les bourses du gouvernement français pour poursuivre sa formation en master et doctorat

Le SCAC s’efforce de maintenir un budget bourse important. Ainsi en 2017, il représente globalement 280 000 euros. Depuis 2015, le SCAC a initié un processus de campagne de bourses afin de donner une plus grande visibilité au dispositif. Chaque année, le service reçoit un peu plus de 100 candidatures pour des masters et des doctorats de candidats provenant des différentes provinces du pays et avec des profils très variés. Les candidats sélectionnés partent étudier dans des cursus en français. Un volume important des bourses est attribué à des candidats pour des formations en Français Langue Etrangère (FLE). Celles-ci sont accordées de façon prioritaire à des enseignants en poste pour assurer leur formation continue. Les autres domaines principaux sont les sciences humaines et sociales (sciences de l’éducation, sociologie, géographie, didactique et linguistique, sciences politiques, études juridiques). Un point d’information Campus France installé au CCFM à côté de la médiathèque ouvrira ses portes en novembre 2017 et permettra de renseigner les étudiants mozambicains désireux de poursuivre leurs études en France.

Encourager et renforcer les partenariats universitaires

Il existe actuellement huit accords de coopération associant des universités ou centres de recherche français (Paris 8, Université de la Réunion, Université de Toulon, IEP Bordeaux, Sciences Po Paris, Ifremer, CIRAD, Hôpital Necker, Université de Bordeaux) et des universités ou instituts mozambicains (l’Université Eduardo Mondlane –UEM-, l’Université Pédagogique, l’Université Polytechnique, l’ICOR, l’Institut National de la Santé). Ces partenariats portent sur des domaines très variés comme les sciences humaines et sociales, le français, les sciences marines, la géologie, les biotechnologies, le droit, l’agronomie ou la médecine. La mise en place de ces accords se traduit par des mobilités croisées d’étudiants boursiers et d’enseignants-chercheurs qui viennent prononcer des conférences, participer à des jurys de Master ou de thèse ou à des formations de courte durée. Les échanges avec l’Université de La Réunion et le Centre Universitaire de Mayotte sont largement encouragés.

L’appui à la création de nouveaux cursus : diversifier et renforcer l’offre de formation locale.

Les universités, en plein essor, souhaitent étoffer leur offre de formation et créer de nouveaux cursus (principalement masters mais aussi doctorats), mais ne disposent pas des capacités techniques et humaines et ont besoin d’appuis extérieurs. Plusieurs actions ont déjà été engagées dans ce sens (Master de biotechnologie, co-diplôme master journalisme, projet d’un master FLE à distance).

Promouvoir et diffuser la recherche dans les domaines prioritaires

La recherche est encore peu développée au Mozambique. Au vu de ses moyens limités, le SCAC concentre ses efforts sur les Sciences humaines et sociales et les sciences marines. Le poste a appuyé la création de l’association franco-mozambicaine de SHS (AFRAMO-CHS ) qui vise à développer des programmes de recherches conjoints et à organiser des séminaires et colloques. Dans ce cadre a été initié un partenariat avec l’Editeur mozambicain Alcance pour publier chaque année des ouvrages issus de travaux de recherche franco-mozambicains.
Le SCAC suscite et encourage la création de groupes de recherche franco-mozambicains en appuyant des missions et en organisant des événements scientifiques comme Mar Nosso. Plusieurs coopérations sont en cours notamment avec l’Université de La Réunion et le Centre universitaire de Mayotte. Par ailleurs, en partenariat avec le CCFM, un projet de création d’Université Populaire devrait être lancé en 2018, qui permettra de dynamiser les débats d’idées dans le centre et de s’appuyer sur l’important réseau existant.

L’appui au secteur de la formation professionnelle et technique.

La formation professionnelle a été définie comme une des priorités du gouvernement mozambicain dans son plan d’action quinquennal. C’est un secteur dans lequel le SCAC est de plus en plus activement impliqué avec différents projets qu’il suit et accompagne. Il s’agit tout à la fois de renforcer les capacités locales, notamment en termes de curriculum, de formation de formateurs, mais aussi de valoriser l’expertise française, dans le domaine de l’hôtellerie/tourisme et de l’électricité. Des projets sont en cours avec La Réunion (rectorat, GIP-FCIP) et pourront éventuellement bénéficier des fonds INTERREG.

Dernière modification : 02/07/2018

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