Discours de l’Ambassadeur pour l’organisation de la première journée internationale des professeurs de français

Prezado Sr. José PEREIRA, director adjunto do ensino secundário do MINEDH,
Mesdames et Messieurs les Professeurs,
Chers Amis francophones et francophiles,

Mesdames et Messieurs,

J’ai l’honneur de vous accompagner aujourd’hui dans la réalisation de cette première journée internationale des professeurs de français qui a été souhaitée par le président de la République française, Emmanuel Macron, dans l’objectif de valoriser le métier d’enseignant de français sous l’angle de l’innovation et de la créativité. Il ne s’agit pas de redoubler les activités de la Francophonie célébrées le 20 mars mais de valoriser les professeurs de français dans le monde, vous, acteurs majeurs de la promotion et du rayonnement de la langue française, dans le respect du plurilinguisme. Nous vous avons réuni aujourd’hui car vous avez toutes et tous, des expériences et des bonnes pratiques d’enseignement à partager, pour progresser ensemble.

L’enseignement et l’apprentissage de la langue française connaissent une progression constante au Mozambique. Depuis la réforme de l’enseignement secondaire entrée en vigueur en 2009, le français est enseigné en option dès la 9e classe. Grâce à cette nouvelle organisation des enseignements, les effectifs d’apprenants de français sont passés entre 2008 et 2018, d’environ 50 000 à près de 500 000 apprenants et de 300 à 1 200 enseignants. Votre présence ici aujourd’hui témoigne de cette forte vigueur.

La France est engagée pour le développement du français au Mozambique. En 2018 2019, en coordination avec l’Association mozambicaine des professeurs de français, 6 espaces de ressources francophones ont été ouverts dans les provinces de Sofala, de Nampula, de Gaza, d’Inhambane et de Maputo. Ces espaces, équipés de matériel pédagogique et informatique, servent à l’organisation d’activités culturelles et académiques. Vous pouvez compter sur ma détermination pour continuer à appuyer ces projets d’appui à la langue française et au plurilinguisme.

Au-delà, c’est un formidable développement de notre langue qui se profile à l’horizon : Si le processus de scolarisation se poursuit à un rythme équivalent dans le monde, si les pays où notre langue se développe continuent à enseigner le français aux enfants au cours prochaines années, on comptera 715 millions de locuteurs du français, en 2050, soit 8% de la population mondiale prévue en 2050 (contre 220 millions aujourd’hui), Cette belle performance ne sera en tout cas possible que grâce à l’Afrique : 85% des francophones seront en Afrique en 2050, estime l’OIF. Compte tenu du vieillissement prévisible de la population en Europe, l’Afrique comptera plus de 90% des jeunes francophones de 15-29 ans en 2050.

Ces perspectives sont évidemment très positives – elles sont le fruit de votre travail et de votre engagement - et doivent nous encourager à poursuivre tous ensemble. Vous le savez, le français est, avec l’anglais, la seule langue continentale mondiale ; elle est la langue des relations internationales (OIF, ONU, CICR, UNESCO…), la 3ème sur l’internet et, de plus en plus, une langue d’affaires. Apprendre le français c’est donner des perspectives (études en France, culturelles…) et ouvrir au monde. Mais ce sur quoi j’aimerais insister devant vous, c’est sur l’importance du français comme langue messagère de valeurs universelles, d’idéaux, de paix, de démocratie, de partage, de dialogue… et d’un système multilatéral ouvert au sein duquel le dialogue et le droit primeraient sur le règne de la brutalité ou du plus fort comme nous l’observons malheureusement encore trop souvent. L’OIF, où le Mozambique est pays observateur, est porteuse d’un projet, culturel mais également politique d’autant plus accepté et universel, qu’il est le fruit d’un dialogue constant des 61 Etats membres, du Congo au Vietnam, du Rwanda à l’Albanie ou du Maroc aux Comores….

Je tiens à saluer votre engagement auprès de la jeunesse mozambicaine, de ces jeunes femmes et jeunes hommes, futures actrices et acteurs de notre société qui mettront leur pouvoir d’imagination et de transformation au profit du dialogue entre le Mozambique, la France et l’Europe. La Francophonie est un lien privilégié avec le monde. Le français est une langue d’échanges qui compte aujourd’hui plus de 300 millions de locuteurs. À travers votre enseignement, vous accompagnez et stimulez cette jeunesse, en leur offrant un avenir basé sur l’éducation, la culture et l’investissement associatif. A l’heure où la relation bilatérale entre nos pays connaît de nouveaux développement prometteurs et sources de progrès pour l’avenir (les investissements des entreprises françaises dans les projets gaziers génèreront la création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois à moyen terme, qui viendront s’ajouter aux quelques 20.000 déjà existants), nous devons nous féliciter du travail réalisé en commun.

Je terminerai par des remerciements au Ministère de l’éducation et du développement humain pour son soutien constant aux actions de francophonie ainsi qu’à l’Université Pédagogique, à l’Institut des langues, à l’Université Eduardo Mondlane, au Centre culturel franco-mozambicain, à l’Association mozambicaine des professeurs de français et à l’Association mozambicaine des jeunes francophones pour leur appui précieux dans la réalisation de cette journée.

Mesdames et messieurs, chers amis, je vous souhaite une rencontre riche en partages.

Vive la francophonie ! Vive les enseignants de français !
Muito obrigado !

Dernière modification : 12/12/2019

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